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Homélies paroissiales
Homélie du 26 novembre 2023 par l'Abbé François BIDAUD, Vicaire général
Homélie du 26 novembre 2023 par l'Abbé François BIDAUD, Vicaire général
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Homélie du 26 novembre 2023 par l'Abbé François BIDAUD, Vicaire général

HOMÉLIE

Quelle chance, quelle joie, quelle grâce d’être confirmés en cette fête du Christ-Roi en même temps que la Journée Mondiale de la Jeunesse. Le pape François adresse un message à vous les jeunes en ce dimanche. Il peut vous parler à chacun ; je le pense vraiment en me souvenant des lettres que vous avez adressés à Mgr Jacolin, notre évêque. Il a bien voulu que je les lise avant cette célébration.

Vous arrivez ce matin, marqués par divers évènements, de belles joies : une naissance d’un petit frère ou sœur, le sport que vous aimez faire comme le hand, le basket, ou la danse, mais aussi des peines, la mort de gens proches, grands-parents ou des personnes bien plus jeunes, à l’aube de la vie.

Vous n’avez pas tous forcément grandi dans une famille unie et c’est une épreuve compliquée.

Certains ne se sentent pas compris, ou ont du mal à s’aimer comme ils sont.

Mais vous avez cette foi, cette espérance que Jésus lui vous aime, vous écoute.

Le pape vous appelle à recevoir la joie de la foi reprenant la pensée de son prédécesseur, Benoit XVI :

« La joie, « d’où vient elle ? [ Il y a] […] la certitude qui provient de la foi : je suis voulu. J’ai une mission dans l’histoire. Je suis accepté, je suis aimé ». Et il précise : « En fin de compte, nous avons besoin d’un accueil inconditionnel. C’est seulement si Dieu m’accueille et que j’en deviens sûr, que je sais définitivement : il est bien que j’existe. […] Il est bien d’exister comme personne humaine, même dans des temps difficiles. La foi rend heureux à partir de l’intérieur »

Oui, soyez en sûrs ! Dieu vous aime d’un amour gratuit, sans poser de conditions. Il envoie son Fils Jésus, vrai roi et vrai berger que le prophète Ezéchiel décrit dans la 1° lecture entendue tout à l’heure : la brebis perdue qu’il vient chercher, c’est toi, la brebis blessée dont il prend soin, c’est toi. Il est bon que tu existes. Tu as une place essentielle pour Dieu.

Cette foi, reçue au baptême célébré dès ta petite enfance ou plus récemment, elle t’a donné de vivre des étapes : 1° communion, profession de foi.

Aujourd’hui, recevoir la confirmation, c’est une étape décisive : tu deviens pleinement chrétien. Tu reçois la plénitude de l’Esprit saint en 7 dons :

La sagesse qui nous fait aimer la volonté de Dieu et mieux désirer la vivre

L’intelligence qui aide à comprendre ce monde, à reconnaitre la présence de Jésus vivant dans les personnes même les plus fragiles

Le conseil qui aide à repérer dans son cœur ce qui est bon, juste et vrai, et ce qui ne l’est pas, pour prendre les bonnes décisions

La force qui donne la capacité à choisir le Bien, le vrai le juste avec Jésus et à agir.

La connaissance qui ouvre le cœur pour s’émerveiller du monde créé par Dieu et découvrir sans cesse l’amour de Dieu pour toi

L’affection filiale qui te fait devenir toujours plus aimant et confiant en Dieu comme un petit enfant avec ses parents.

L’adoration qui nourrit ton merci, ta reconnaissance de ce que Dieu fait pour toi et t’appelle à le prier davantage.

C’est un esprit de sainteté qui te permet d’avoir cette juste ambition pour ta vie, pas seulement être quelqu’un de bien, mais un saint rayonnant de l’amour de Dieu au quotidien comme Carlo Acutis.

L’Esprit saint te fait témoin de la foi. Le pape François vous invite à être spécialement porteurs d’espérance en ce monde. Par votre joie de vivre, par votre manière d’être attentifs aux autres, par votre participation plus régulière à la messe, vous témoignerez que la vie vaut d’être vécue. Depuis que Dieu est venu en Jésus dans notre humanité, toute vie a de la valeur. Et quand une épreuve survient, le Christ nous aide à la passer

« Dieu ne nous laisse jamais seuls et il tient sa promesse : « Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi » (Ps 22, 4). L’espérance chrétienne n’est pas une négation de la souffrance et de la mort, elle est une célébration de l’amour du Christ ressuscité qui est toujours avec nous, même lorsqu’il semble loin. »

Cette espérance grandit par la prière. J’ai été touché en lisant vos lettres de voir combien la prière a une vraie place dans votre vie. Cultivez cette écoute du Seigneur, dans sa parole, la Bible, en lui parlant comme on se confie à un ami. 

« L’espérance est nourrie par la prière. On conserve et renouvelle l’espérance en priant. On maintient l’étincelle de l’espérance allumée en priant. « La prière est la première force de l’espérance. Tu pries et l’espérance grandit, tu vas de l’avant » (Catéchèse, 20 mai 2020) écrit le pape François. 

« L’espérance est nourrie par nos choix quotidiens. Je vous donne un exemple : sur les réseaux sociaux, il semble plus facile de partager les mauvaises nouvelles que les nouvelles d’espérance. Je vous fais donc une proposition concrète : essayez de partager une parole d’espérance chaque jour. Devenez des semeurs d’espérance dans la vie de vos amis et de tous ceux qui vous entourent. En effet, « l’espérance est humble, et c’est une vertu qui se travaille – disons – tous les jours […]. Chaque jour, il faut se rappeler que nous avons le dépôt, qui est l’Esprit, qui travaille en nous avec de petites choses » (Méditation du matin, 29 octobre 2019). 

Soyez particulièrement proches de vos amis qui peuvent sourire en apparence mais qui pleurent à l’intérieur, pauvres en espérance. Ne vous laissez pas contaminer par l’indifférence et l’individualisme : restez ouverts, comme des canaux à travers lesquels l’espérance de Jésus peut s’écouler et se répandre dans les milieux où vous vivez.

Confirmés, témoins, il est bon de l’être avec d’autres. J’ai lu combien le pèlerinage à Lourdes a été un temps fort ; invitez des amis pour faire le pélé 2024. Vous avez la chance d’avoir des propositions menées par Diane Puaud, comme les soirées Ciné Pizzas ; vous êtes investis dans le service de la liturgie, le Scoutisme, l’aumônerie à Ste Ursule notamment ; oui, être confirmé, c’est vivre sa foi reliée à d’autres en Eglise. Un chrétien isolé est un chrétien en danger.

Vivre en confirmé, c’est vivre selon l’évangile de ce dimanche. Que votre amour, que votre charité vous fasse proche des plus fragiles. Et si d’ici Noël, vous visitiez une personne âgée de votre quartier ou dans un Ehpad ? Et si vous discutiez un peu plus avec ce jeune de votre âge qu’on met à l’écart ? « Car chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait dit Jésus. » C’est par ces gestes que le Royaume de Dieu de justice et de paix grandit en ce monde.

Et puis, dans la prière osez poser une question à Dieu : Seigneur que veux-tu que je fasse ? Vous avez des idées de métier : serveur, gendarme, pompier, travailler dans l’automobile, l’informatique ou la mode. Mais que voulez-vous vraiment faire de votre vie ? ce sera quoi l’essentiel ? Vous avez du temps pour y penser mais demandez à Dieu : Seigneur, que veux-tu que je fasse ? Il est probable que beaucoup d’entre vous un jour reçoivent le sacrement de mariage, mais il est possible que certains deviennent frères, sœurs dans la vie religieuse ou diacres ou prêtres comme ceux qui m’entourent ce matin. Laissez la question ouverte.

Oui, tu es aimé de Dieu. Il te donne la plénitude de son Esprit-saint et t’établit témoin joyeux de l’espérance en Christ Roi, mort et ressuscité. Sois avec d’autres en Eglise acteur d’une vie de bonté et de bienveillance, nourrie dans la prière et l’eucharistie. Tu es attendu, tu es espéré. Va ! Dieu et l’Eglise te font confiance !

Abbé François BIDAUD, Vicaire général +

 


LECTURES DE LA MESSE

 

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